Prix des voitures en Tunisie : dix ans de hausse et impact sur la location

Types de voitures, nouveaux modèles, prix de vente, carburant et pièces

Voitures en Tunisie : types, nouveaux modèles, dix ans de hausse des prix et impact sur la location

Si vous louez une voiture en Tunisie aujourd’hui, le tarif quotidien n’est plus tout à fait celui d’il y a dix ans. Ce n’est pas un caprice des agences. Une voiture de location, il faut d’abord l’acheter, l’assurer, l’entretenir et la faire rouler. Or, depuis une dizaine d’années, le prix de vente des véhicules, le carburant et les pièces de rechange ont fortement augmenté. Voici, avec des chiffres sourcés, ce qui a changé sur les routes tunisiennes — et pourquoi, malgré cela, nous avons cherché à limiter la hausse de nos tarifs de location.

Quels types de voitures circule-t-on en Tunisie ?

Le parc s’est transformé. Les berlines classiques reculent, les SUV urbains et les citadines « populaires » avancent. D’après le bilan 2025 des immatriculations publié par automobile.tn à partir des données de l’ATTT, le segment des B-SUV est devenu le premier du marché, avec 16,7 % des immatriculations. Les voitures du segment A populaire ont bondi de 63 % en un an, tandis que les berlines tri-corps reculent nettement.

Concrètement, on trouve aujourd’hui surtout :

  • des citadines et voitures économiques, pensées pour la ville et la côte : Kia Picanto, Hyundai i20 ou Grand i10, Suzuki Swift, Renault Clio ou Kwid, Seat Ibiza ;
  • des SUV compactes, devenues le choix le plus fréquent des familles ;
  • des monospaces et utilitaires, dont les fourgons et les 9 places, très demandés pour le transport et les réunions de famille ;
  • des modèles prestige et premium (Mercedes, BMW, Audi notamment), toujours présents, une partie arrivant aussi par importation individuelle.

Chez Avantgarde, cela se traduit par une offre claire : économique (Swift, Picanto, Arona), prestige et SUV (Leon Dynamic, Sportage), premium (Mercedes GLA, GLC, Classe C, Classe E, Audi) et monospaces (Ertiga 7 places, Expert ou Scudo 9 places).

De nouvelles marques, de nouveaux modèles

L’autre grand changement, c’est l’arrivée massive de marques et de modèles, surtout asiatiques et chinois. En 2025, Kia a repris la tête des voitures particulières. Chery s’est hissée à la 3e place, avec une hausse de 70 % de ses immatriculations. Suzuki, Renault, Toyota, MG restent très visibles. BYD a plus que triplé ses volumes. Des noms encore peu familiers il y a quelques années — Jetour, Omoda & Jaecoo, GAC, DFSK — apparaissent désormais dans les statistiques officielles.

Cette offre élargie a un effet utile : plus de choix, et une concurrence qui, récemment, a aidé à calmer la hausse des prix de vente. African Manager, en s’appuyant sur l’INS et l’ATTT, notait qu’à fin septembre 2026 la part des marques chinoises sur le marché du neuf était passée de 16,8 % à 24,1 % en un an. L’électrique reste encore minoritaire, mais il accélère : 539 immatriculations électriques en 2025, plus du double de 2024, selon automobile.tn.

Pour une agence de location, renouveler le parc signifie donc acheter des voitures sur ce marché-là : plus diversifié, parfois plus accessible à l’entrée de gamme, mais dont le ticket d’achat global reste très supérieur à celui d’il y a dix ans.

Des prix de vente beaucoup plus élevés qu’il y a dix ans

C’est le cœur du sujet. L’Institut national de la statistique suit un indice « Achat de véhicules », base 100 en 2015. En septembre 2026, cet indice s’établissait à 174,4, selon les chiffres INS repris par African Manager. Autrement dit, le prix d’achat des véhicules a augmenté d’environ 74 % depuis 2015.

La hausse n’a pas été régulière. Elle a été brutale au milieu de la décennie précédente : en octobre 2017, la Chambre syndicale des concessionnaires et des constructeurs automobiles indiquait une augmentation de 22 % à 26 % des prix des voitures neuves entre 2016 et 2017, sous l’effet de la baisse du dinar face à l’euro et au dollar. La même chambre rappelait alors que la pression fiscale pesait déjà plus de 50 % du coût des véhicules.

Ces dernières années, le rythme a ralenti. Sur un an, à fin septembre 2026, l’indice d’achat de véhicules ne progressait plus que de 0,8 %, bien moins vite que l’inflation générale (5,63 % sur la même période). Le marché du neuf, lui, redémarre : 63 902 immatriculations de véhicules légers en 2025 sur le réseau officiel, soit +11,8 % par rapport à 2024.

Pour une société de location, le message reste simple : une voiture achetée aujourd’hui pour le parc coûte nettement plus cher qu’une voiture achetée il y a dix ans. Même si les prix de vente se sont un peu calmés récemment, le niveau atteint après une décennie de hausse ne redescend pas.

Le carburant : une pompe beaucoup plus salée

Le deuxième poste, tout le monde le voit à la station. Le ministère chargé de l’énergie a mis en place, à partir de juillet 2016, un mécanisme d’ajustement des prix de l’essence sans plomb, du gasoil ordinaire et du gasoil sans soufre, pour les rapprocher davantage des cours internationaux.

Début 2016, la presse citait le litre d’essence à 1,650 DT (comparaison 2010-2015 publiée par Assabah et reprise par Kapitalis). En octobre 2016, des compilations de prix à la pompe indiquaient toujours 1,650 DT pour l’essence, 1,420 DT pour le gasoil 50 et 1,140 DT pour le gasoil ordinaire.

Depuis le 24 novembre 2022, le ministère fixe l’essence sans plomb à 2,525 DT le litre, le gasoil sans soufre à 2,205 DT et le gasoil ordinaire à 1,985 DT. Ces tarifs étaient toujours ceux en vigueur au premier trimestre 2026, d’après la conjoncture énergétique du ministère. Pour l’essence, cela représente environ +53 % par rapport au niveau de 1,650 DT cité en 2016.

Le client d’une location paie généralement son propre carburant : la hausse à la pompe alourdit donc directement le budget du voyage. Pour l’agence, elle pèse aussi sur les déplacements de livraison, la logistique et le coût global de faire rouler une flotte.

Pièces de rechange, entretien et assurance : la facture cachée

Il n’existe pas, à notre connaissance, d’indice officiel unique qui dirait « les pièces ont augmenté de X % en dix ans ». En revanche, les professionnels le décrivent de façon convergente : les pièces neuves importées sont chères, parfois longues à obtenir, et une partie des automobilistes se tourne vers l’occasion pour limiter la facture.

La Presse a consacré plusieurs articles à cette tension : d’un côté des pièces d’origine garanties mais coûteuses, de l’autre un marché de la pièce d’occasion qui explose, avec les risques que cela comporte. Les assureurs, de leur côté, expliquent la pression sur les primes par la hausse du coût des réparations et des pièces détachées.

Une agence de location n’a pas le droit de bricoler. Les voitures doivent rester sûres, révisées, avec des pièces adaptées. Quand une aile, un pare-brise, un train de pneus ou une pièce mécanique coûte plus cher, l’entretien de toute la flotte augmente — même si le client ne le voit pas sur le contrat.

African Manager notait aussi qu’à fin septembre 2026, les dépenses d’utilisation des véhicules (carburant, entretien et pièces) progressaient encore de 2,2 % sur un an : moins vite que par le passé, mais dans un contexte où le niveau des prix est déjà élevé.

Ce que cela change pour la location de voiture

Mettre une voiture à la route, pour une agence, ce n’est pas seulement « la prêter pour quelques jours ». C’est :

  • l’acheter au prix du marché tunisien, taxes comprises ;
  • l’assurer ;
  • l’entretenir avec des pièces et une main-d’œuvre dont le coût a augmenté ;
  • la livrer, y compris à l’aéroport, 24h/24 ;
  • la remplacer en cas de panne.

Quand le prix d’achat grimpe d’environ 74 % en une dizaine d’années, que l’essence augmente d’environ 53 % et que l’entretien pèse plus lourd, une partie de cette réalité finit par se retrouver dans le tarif de location. Ce n’est pas proportionnel à chaque hausse : le métier consiste aussi à lisser, à renouveler intelligemment le parc et à rester accessible.

Chez Avantgarde, nous n’avons pas répercuté toute cette inflation sur nos prix de location. Nous avons cherché à les augmenter le moins possible, pour que louer une voiture en Tunisie reste raisonnable : à l’aéroport comme en ville, en économique comme en prestige. Les tarifs du jour se consultent sur notre page véhicules ; les « à partir de » correspondent au tarif journalier d’une location d’un mois.

Réserver malgré la hausse des coûts

Le marché automobile tunisien est plus ouvert qu’il y a dix ans, avec davantage de modèles et de marques. Mais une voiture neuve, le carburant et les pièces coûtent clairement plus cher. C’est cette réalité, et non une envie d’aligner les prix vers le haut, qui explique les ajustements constatés dans la location.

Vous préparez un séjour ? Choisissez votre voiture ou contactez-nous. Nous livrons les aéroports de Tunis-Carthage, Enfidha-Hammamet, Monastir et Djerba, 24h/24, et nous sommes joignables sur WhatsApp au +216 27 435 435.

Sources (consultées le 6 novembre 2026)

Guidare in Tunisia: la guida pratica 2026
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